Les débats du stand France: Cure et vaccin, où en est la recherche?

Rendez-vous ce mercredi entre 13H et 14H pour le quatrième débat du Stand France, débat consacré à la recherche cure et vaccin.

Cure and Vaccine: the Challenges for Basic Research and Vaccine Research

Towards Remission of HIV Infection?, Asier Sáez-Cirión, HIV Inflammation and Persistence Unit, Institut Pasteur Antibodies: Vaccination and Remission,

Christiane Moog, INSERM 1109, Strasbourg University, VRI (Vaccine Research Institute)

HIV reservoirs, TBA.

Les débats du stand France: la PrEP, de la recherche à l’accès au traitement en prévention

Rendez-vous ce mercredi entre 12H et 13H pour le troisième débat du Stand France, débat consacré à la PrEP.

PrEP: from Research to Access for Those in Need

Truvada as PrEP in HIV Prevention: Early Protocol-Based Access in France via a Temporary Recommendation for Use. Around 3000 People Treated before the Granting of a Marketing Authorization, Nathalie Morgensztejn, Head of Virology and Gene Therapy Division, French National Agency for Medicines and Health Products (ANSM)

Scaling Up PrEP in a Fast-Track City: a Challenge for Paris, Eve Plenel, Coordinator, Towards an AIDS-Free Paris

From Science to Implementation, Jean-Michel Molina, Head of Infectious and Tropical Diseases Department, Saint-Louis Hospital (AP-HP)

La recherche dans les pays à ressources limitées

Retour sur le débat « Resource-Limited Countries: the example of Clinical Research Led with Countries for the Benefit of Patients » sur le stand France, avec Adeline Bernier (Coalition PLUS), Laura Ciaffi (IRD, Inserm), Claire Rekacewiz (ANRS).

Adeline Bernier, programme de recherche communautaire Coalition PLUS: « il faut impliquer les populations clés »


Principe de base de toute recherche dans les pays du Sud : s’appuyer sur les priorités de santé définies par les pays eux-mêmes. Les essais thérapeutiques, assurant rigueur scientifique, respect de l’éthique et participation active des associations permettent de faire avancer la prise en charge des patients au Sud. A l’occasion de la conférence IAS 2017, une nouvelle charte d’éthique de la recherche fixe le cadre dans lequel les recherches doivent se dérouler dans les pays du Sud.

Les associations de patients sont étroitement associées à la recherche.

Les équipes de l’IRD, l’Institut Pasteur, l’INSERM, les universités et les hôpitaux, soutenues par l’ANRS, mènent de nombreuses recherches avec leurs collègues du Sud.

Parmi les priorités de ces recherches :

• Cibler les populations clés :

– Les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes
Une cohorte a été organisée avec pour objectif de mieux estimer et de diminuer l’incidence du VIH chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, dans 4 pays d’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Togo). Il leur est proposé un ensemble de moyens de prévention associant un suivi régulier en milieu médical, un dépistage de toutes les infections sexuellement transmissibles et des interventions de prévention, y compris la prophylaxie pré-exposition (PrEP, recrutements prévus en fin d’année).

– Les personnes Trans
Un projet de recherche a pour but de mieux connaître la population Trans au Brésil et de déterminer ses comportements en matière de santé sexuelle, ses réseaux …de façon à adapter les réponses sociales et médicales.

– Les usagers de drogues
Au Vietnam et au Sénégal, un vaste programme de recherche communautaire a été mis en place pour réduire les infections virales par le VIH et les hépatites dans une population d’usagers de drogues.

– Les professionnel(le)s du sexe
Un projet de cliniques mobiles adaptées aux besoins des femmes professionnelles du sexe est en phase de conception en Côte d’Ivoire. Ce projet inclura un ensemble de mesures de prévention, de dépistage et de traitement du VIH, des hépatites virales et des IST. La place de la prophylaxie pre-exposition (PreP) administrée à la demande y sera également étudiée.

• Evaluer l’impact du traitement précoce :

– Grâce à des essais thérapeutiques, comme TEMPRANO, le traitement précoce des personnes infectées par le VIH est devenu une recommandation universelle. Cet essai visait à comparer, chez des adultes séropositifs ayant un chiffre de lymphocytes CD4 élevé, le bénéfice à débuter soit un traitement antirétroviral (ARV) immédiatement sans attendre que le chiffre de CD4 baisse (traitement « précoce »), soit un traitement chimioprophylactique de la tuberculose. Les résultats indiquent que le risque de morbidité sévère est diminué de 44 % avec le traitement ARV précoce et de 35 % avec la prophylaxie de la tuberculose. Avec l’essai américain START, ils ont permis à l’OMS de revoir les recommandations afin qu’une personne séropositive puisse démarrer les traitements ARV dès que le diagnostic d’infection par le VIH est avéré, sans se préoccuper du chiffre de CD4.

– Réduire le risque de nouvelles infections : un essai TasP a montré en 2016 qu’une proposition répétée de dépistage du VIH à domicile, dans une région rurale d’Afrique du Sud fortement touchée par le virus, est bien acceptée. Mais si la mise sous traitement antirétroviral immédiate des personnes permet de contrôler leur infection, l’entrée dans le système de soins n’est pas suffisamment fréquente et rapide pour qu’une telle démarche puisse réduire la transmission du VIH au niveau de la population. Il reste maintenant à analyser plus finement ces données afin d’en comprendre les ressorts.

• Améliorer la prise en charge :

– Mobidip : mené au Cameroun, Burkina Faso et Sénégal, cet essai vise à évaluer l’efficacité d’une bithérapie associant la lamivudine à un inhibiteur de protéase boosté chez des patients en deuxième ligne de traitement présentant de multiples mutations du VIH.

– Essai NAMSAL : lancé en novembre 2016 dans trois hôpitaux de Yaoundé au Cameroun, il a pour
objectif de comparer, chez 600 patients naïfs, l’efficacité d’une combinaison antirétro-virale à base de dolutégravir à la trithérapie la plus fréquemment prescrite.

– Le traitement précoce chez l’enfant : afin de mieux comprendre les problèmes d’observance des traitements pris précocement, les risques de toxicité, les éventuelles atteintes cognitives, motrices et sensorielles chez l’enfant né de mère séropositive, une cohorte pédiatrique (PEDIACAM) a été mise en place au Cameroun.

– Evaluer les 3e lignes de traitement : un essai (Thilao) évalue dans quatre pays d’Afrique la meilleure stratégie pour décider de passer en traitement de troisième ligne quand on est en échec virologique de traitement de seconde ligne, dans un contexte où les tests génotypiques de résistances ne sont pas accessibles.

– Prendre en charge les co-infections : plusieurs essais de prise en charge de la tuberculose testant différentes approches sont en cours (traitement empirique ou monitoring renforcé de la tuberculose, adaptation des traitements antirétroviraux chez les patients sous médicaments anti-tuberculeux). Un essai international évalue différentes approches pour réduire la mortalité précoce très élevée liée à la cryptoccocose, une des infections opportunistes les plus fréquentes dont le traitement est particulièrement complexe dans les pays du sud.

Ces recherches contribuent à l’amélioration de la santé des populations du Sud en associant deux aspects complémentaires de la recherche : l’amélioration des connaissances et la réalisation de projets de recherche d’une part ; l’intervention et la recherche opérationnelle ayant un impact direct pour les populations et soutenant les programmes de lutte d’autre part.

Dépistage: lutter contre l’épidémie cachée

Retour sur la table ronde du Stand France: « HIV Screening: Fighting the Hidden Epidemic » avec Jean-Christophe Comboroure (DGS), Emmanuelle Papot (INSERM, HAS) et Vincent Leclercq (Coalition PLUS).

Près de 6 000 personnes ont découvert leur séropositivité en 2015 en France, un chiffre stable depuis 2011.
Plus de 40 % de ces découvertes se font à un stade tardif de l’infection. Près de 25.000 personnes ignoraient leur séropositivité en 2013.
Objectif : améliorer le dépistage du VIH et surtout le rendre plus précoce, en diversifiant les moyens et les outils.

Jean-Christophe Comboroure, chef du bureau VIH/IST de la Direction Générale de la Santé: « le dépistage est un enjeu majeur pour atteindre les 3×95 en France »

Le point sur les dernières recommandations de la HAS avec Anne-Isabelle Pouillé

Vincent Leclercq: la place des acteurs communautaires

La politique de dépistage en France

Dépister précocement représente à la fois un bénéfice pour la personne mais aussi pour la collectivité en réduisant le risque de transmission du VIH dans la population par la mise sous traitement des personnes séropositives. Clé de voûte entre , le préservatif, le TasP et la PrEP, le dépistage est devenu un outil de prévention. La recherche a permis d’élargir l’offre de dépistage du VIH en France en proposant de nouveaux moyens et outils. Les établissements de santé et les associations participent à ces recherches.

• Le dépistage communautaire : l’utilisation des TROD (tests rapides d’orientation diagnostique) VIH a pour objectif d’atteindre des populations qui ne se font pas ou pas assez fréquemment dépister. L’étude ANRS-Com’Test, menée en étroite collaboration par l’équipe du Pr Yazdanpanah (IAME, UMR 1137, Inserm, Université Paris Diderot, Sorbonne Paris Cité ; AP-HP, Hôpital Bichat-Claude Bernard, Service de Maladies Infectieuses et Tropicales, Paris) et l’association AIDES, a permis d’évaluer une offre de dépistage du VIH non médicalisé via des tests à résultat rapide auprès d’hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) par des membres d’une association habilitée à cette pratique. Les résultats montrent que ce type de dépistage est réalisable et bien accepté à la fois par les personnes testées et par les acteurs associatifs. Ces résultats ont contribué à l’autorisation fin 2010 en France du dépistage communautaire avec des TROD.

• Les autotests de dépistage de l’infection à VIH (ADVIH) : la recherche a commencé en France dès 2009. L’étude ANRS Webtest, dirigée par Tim Greacen (Laboratoire de recherche, EPS Maison Blanche, Paris), avec le soutien de la DGS, a montré que ces tests intéressaient particulièrement les HSH, notamment lorsqu’ils vivaient leur sexualité dans le secret.

En France, un premier autotest est commercialisé en pharmacie depuis le 15 septembre 2015. Cette commercialisation s’appuie sur les recommandations du Conseil national du Sida (CNS) et du Conseil consultatif national d’éthique (CCNE) en matière de précaution d’utilisation et d’interprétation des résultats, ainsi que sur les avis de l’Agence Nationale de Sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et de la Haute Autorité de Santé (HAS). Un document d’information, destiné aux pharmaciens, aux autres professionnels de santé au sens large (médecins, sages-femmes, infirmiers) ainsi qu’aux travailleurs sociaux et aux associations susceptibles d’être impliquées dans des questions de prévention et de sexualité en rapport avec le VIH, a été rédigé par la HAS début 2015. La recherche continue : les chercheurs évaluent à présent l’usage des autotests parmi ses utilisateurs. « VIH : Teste-Toi Toi-même », menée par Tim Greacen avec le soutien de l’ANRS et de Santé Publique France, vise à répondre à plusieurs questions, grâce à une enquête par internet : qui est intéressé et qui a eu recours à l’autotest VIH ? Quelles sont les barrières à son utilisation ? Quelles sont les difficultés rencontrées lors de sa manipulation ? Dans quel contexte est-il utilisé ? Quel est le recours aux soins des participants ayant un test positif ? Les résultats sont attendus au second semestre 2017.

Aujourd’hui l’offre de dépistage du VIH en France est donc multiple et repose sur plusieurs dispositifs :

– Les professionnels de santé, en ville et dans les hôpitaux, et les laboratoires qui réalisent le dépistage conventionnel par sérologie.
– Les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) qui offrent un dépistage gratuit anonyme ou non anonyme selon le choix de l’usager.
– Les associations habilitées à réaliser le dépistage par des tests rapides d’orientation diagnostique
(TROD)
– Les autotests VIH commercialisés dans les pharmacies d’officine, avec une mise à disposition gratuite pour certains publics dans les CeGIDD et les associations habilitées.

• La pratique des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) et des autotests de dépistage des maladies sexuellement transmissibles, dont le VIH, notamment en autorisant leur dispensation gratuite par les associations de patients et les structures de prévention est maintenant un dispositif inscrit dans la législation. La réglementation fixe les conditions de leur réalisation en milieu médicosocial ou associatif. Le ministère de la Santé a lancé le 1er septembre 2016 un appel à projets visant à soutenir l’activité de dépistage rapide par TROD VIH et TROD VHC et par autotests VIH réalisée par les associations au plus près des populations les plus exposées au risque.

• Les recommandations nationales et les bonnes pratiques sont régulièrement réévaluées à la lumière des évolutions et des résultats de la recherche. A la demande de la Direction Générale de la Santé (DGS), la stratégie de dépistage de l’infection à VIH en France vient d’être réévaluée par la Haute Autorité de Santé (HAS) en mars 2017. Dans le cadre d’une approche globale de la santé sexuelle, les dépistages des hépatites B et C et des autres infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes (syphilis, gonococcie, chlamydiose…) sont également pris en compte dans les travaux de la HAS.

• Le dépistage de l’infection à VIH est un élément clé du contrôle de l’épidémie qui s’intègre dans une démarche préventive globale. Chez les populations-clés les plus exposées au risque d’infection, la fréquence du dépistage doit être augmentée et inscrite dans la durée.

Par ailleurs, afin de permettre le diagnostic des personnes qui ignorent leur séropositivité et de réduire l’épidémie cachée, la proposition d’un test de dépistage de l’infection à VIH au moins une fois au cours de la vie entre 15 et 70 ans doit être maintenue et représente une approche complémentaire au dépistage en direction des populations-clés. Au sein de la population générale, des individus ou groupes d’individus ont un recours moindre au système de soins (les hommes) ou se trouvent dans des régions dans lesquelles l’incidence de l’infection à VIH est plus élevée que la moyenne nationale (IDF, PACA, DFA) : la proposition de dépistage doit être principalement orientée en fonction de ces spécificités identifiées.

• Exemple de population clé : les migrants. Dans l’étude ANRS Parcours, les chercheurs menés par Annabel Desgrées du Loû (CEPED, UMR IRD-Université Paris Descartes, Paris, France) avec l’aide d’associations de migrants, étudient la place des infections à VIH et VHB dans le parcours de vie de personnes nées en Afrique subsaharienne et vivant en Île-de-France. Des résultats présentés lors de la conférence IAS 2016 à Durban, montrent qu’un tiers des femmes originaires d’Afrique subsaharienne suivies pour le VIH en France ont été infectées après leur arrivée. Le risque de contracter le VIH est plus élevé lorsque les femmes déclarent avoir subi au moins un rapport sexuel forcé après leur arrivée en France.

• De nouveaux enjeux : la notification aux partenaires. Des travaux sont en cours pour répondre aux enjeux éthiques, juridiques et scientifiques. Il s’agit d’aider les personnes nouvellement diagnostiquées pour le VIH à prévenir leurs partenaires sexuels et/ou de consommation de drogues qu’ils ont été exposés au VIH ou à une infection sexuellement transmissible et à les inciter à réaliser un dépistage. Il s’agit d’un dépistage particulièrement ciblé puisqu’il s’adresse à des personnes dont on est sûr qu’elles ont été exposées mais cette stratégie doit être réalisée le plus éthiquement possible et assurer la confidentialité du patient nouvellement diagnostiqué et de ses partenaires. Sa faisabilité et son acceptabilité est évaluée via une étude ANRS, menée par Karen Champenois (Laboratoire de recherche, EPS Maison Blanche, Paris ; IAME, UMR 1137, Inserm, Université Paris Diderot, Sorbonne Paris Cité, Paris). Les premiers résultats sont attendus en 2018. Parallèlement, le CNS mène actuellement des travaux de nature éthique sur la notification aux partenaires comme outil de dépistage ciblé, et les conditions de son développement en France.

Les débats du stand France: la recherche dans les pays du Sud

Rendez-vous ce mardi entre 13H et 14H pour le deuxième débat du Stand France, débat consacré à la recherche dans les pays du Sud.

13.00–14.00: Resource-Limited Countries: the example of Clinical Research Led with Countries for the Benefit of Patients

ANRS’New Ethics Charter for Research in Developing Countries, Claire Rekacewiz, Head of Research in Resource-Limited Countries, French National Agency for AIDS Research (ANRS)

Research in Resource-Limited Countries: the Example of the Mobidip Trial, Laura Ciaffi, TransVIHMI Laboratory, UMI 233 IRD – Inserm U1175, Montpellier University

Ethical Issues Regarding Key Populations, Adeline Bernier, Community Research Programme Project Officer, Coalition PLUS

Les débats du stand France: dépistage, combattre l’épidémie cachée

Rendez-vous ce mardi entre 12H et 13H pour le premier débat du Stand France, débat consacré au dépistage.

12.00–13.00: HIV Screening: Fighting the Hidden Epidemic

Screening at the Heart of the HIV/AIDS Prevention Policy, Jean-Christophe Comboroure, Head of the Office of HIV infections, STIs, Hepatitis and Tuberculosis; Directorate General for Health, French Ministry for Solidarity and Health 

Reassessment of France’s HIV Screening Strategy, Emmanuelle Papot, Inserm UMR 1137 – IAME – DeSCID Team; Project Manager, French National Authority for Health (HAS)

The Role of Communities in Innovative Screening Strategies, Vincent Leclercq, AIDES/TRT-5/Coalition PLUS 

 

Après Denver, la Déclaration communautaire de Paris

A la veille de l’ouverture de la 9ème conférence de l’IAS, les acteurs communautaires se sont réunis pour finaliser leur « Déclaration de Paris ». Presque trente-cinq ans après les principes de Denver, principes fondateurs de défense des droits des personnes vivant avec le VIH, l’ensemble des populations clés vulnérables réaffirme ainsi son rôle et sa place au coeur de la recherche de la lutte contre le VIH.

Issue d’une méthode de consensus et d’un travail de réflexion, propositions, synthèse de plusieurs mois, dans lequel se sont impliqués plus de 80 militants du monde entier représentant les différentes populations clés, cette déclaration compte au final 40 points et s’adresse à tous les acteurs: organisations internationales, leaders politiques et gouvernements, communauté scientifique, communauté médicale, compagnies pharmaceutiques, donneurs et communautés elles-mêmes.

Les acteurs communautaires réclament notamment:

  • un véritable engagement pour mettre fin à la stigmatisation, la discrimination et la violence grâce à des politiques qui protègent toutes les populations clés et que les gouvernements passent par les Nations Unies pour condamner les politiques et pratiques de régions ou pays qui criminalisent ou stigmatisent
  • la science doit faire progresser la santé de tous et travaille à assurer l’accès aux outils diagnostics, traitements et autres produits de santé.
  • les personnels de santé de première ligne doivent être capables de fournir des services accessibles, appropriés et sans stigmatisation à toutes les populations clés (KP)
  • les populations clés doivent bénéficier des approches biomédicales comme TasP et PrEp, prévention combinée, recherche accrue pour le prévention et les traitements
  • Les représentants des KP doivent être inclus dans les comités éthiques de recherche, la recherche communautaire doit être soutenue et les résultats de la recherche doivent être partagés avec les communautés concernées
  • les partenariats et liens dans le système de santé communautaire doivent demeurer une composante essentielle pour améliorer la prévention, le traitement et le soin et répondre aux différents besoins des KP
  • les contributions des pays développés au Fonds Mondial doivent augmenter
  • les organisations internationales doivent sécuriser les canaux de financement pour les acteurs du Sud et améliorer l’accès à la prévention et aux traitements dans les pays en développement
  • l’industrie pharmaceutique doit établir un système équitable concernant les brevets qui permette un accès rapide aux nouveaux médicaments pour les pays qui ne peuvent pas offrir de médicaments brevetés.

La Déclaration communautaire de Paris peut être signée pendant toute la durée de la conférence sur le Stand France.

Symposium sur la lutte contre les IST dans le cadre des nouveaux flux migratoires en Europe

Le Conseil National du Sida et des hépatites virales organise en ouverture de la conférence de l’IAS à Paris, un symposium sur la lutte contre les IST dans le cadre des nouveaux flux migratoires en Europe.

Quand? Dimanche 23 juillet, 17H-19H

Où? Palais des Congrès, Room 251

Migrants remain one of the most prevalent HIV and HBV-infected populations in Europe. Mainly as a consequence of economic and political changes in Africa, Middle-East and Central-Asia, countries of origin and migration trajectories of undocumented migrants including accommodation in host countries, have changed. This symposium aims to describe new medical needs and providers responses that have emerged in the fight against STIs, as well as to draw perspectives in terms of public policies.

Programm:

Co-Chair: Patrick Yeni, CNS, Paris, France
Co-Chair: Gilles Raguin, CNS, Paris, France

Description of new migration patterns in Europe
Catherine Wihtol De Wenden, CNRS, Paris, France

Epidemiology of STIs in undocumented migrants in Europe: What do we know?
Andrew Amato, ECDC, Solna, Sweden

Implementation of sexual and reproductive health care to undocumented migrants in European countries: The example of France
François Berdougo, Médecins du Monde, Paris, France

Implementation of sexual and reproductive health care to undocumented migrants in European hotspots and transit camps: The example of Greece
Georgios Papadomanolakis, MdM Greece, Greece

Taking into Account Hardship Consequences on the Risk of STIs into National and European Policies in the Context of Current Migration Patterns
Annabel Desgrées du Loû, IRD, Paris, France

The need for European and national policies and coordination
Alyna C. Smith, PICUM, Brussels, Belgium